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Le TDI qu'est-ce que c'est ?

Dernière mise à jour : 4 oct. 2022

Le TDI, aussi appelé Trouble Dissociatif de l'Identité et anciennement trouble de la personnalité multiple, est une pathologie mentale qui est très mal connue mais également très controversée en France. Elle touche environ 10% de la population mondiale.

Provenant de traumatismes de l'enfance se matérialisant par la présence d'un ou plusieurs "alters" (des individus ayant leur propre histoire et leur propre personnalité) dans le corps.



D'abord, qu'est-ce que c'est ?

Le DSM V (Le DSM-5 est, en février2015, la dernière et cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques (en anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l'Association Américaine de Psychiatrie (APA, en anglais : American Psychiatric Association) défini le TDI par deux catégories :

- Une perturbation de l'identité caractérisée par plusieurs personnalités ou alters. Cela peut alors provoquer une discontinuité du comportement, des souvenirs, ou du discours.

- Une amnésie, il est courant que les hôtes (voir fin de l'article pour les définitions) souffrent de trous de mémoires importants au sujet d'évènements difficilement oubliables.

S. Mergui, psychologue clinicien et fondateur de la chaine YouTube Psychorama, l'explique : "Plus concrètement, une personne touchée par le TDI changerait de personnalité. Elle pourrait avoir plusieurs 'alters' en elle qui prennent tour à tour le contrôle de ses agissements. Le TDI se déclare suite à un stress intense ou à un traumatisme important"

Comme le dit son nom, le trouble dissociatif de l'identité est un trouble dissociatif. C'est un phénomène non pathologique dans le quotidien et employé par tous, par exemple, lorsque nous avons l'esprit dans le vague, que l'on se coupe du monde.

La dissociation est également un mécanisme de défense. Impliquant grand nombre de perturbations internes (la mémoire, la conscience, l'identité, etc..). Prenons l'exemple du syndrome de Stockholm, la victime se trouve émotionnellement paralysée et subit un phénomène de dissociation. Cela peut alors entrainer de nombreux effets, dont dans ce cas-là une empathie envers son ravisseur.

Cependant il existe bien d'autre troubles dissociatifs comme l'amnésie ou le stress post-traumatique.

On peut aussi trouver des symptômes dissociatifs dans la schizophrénie.


Le TDI à longtemps été méconnu et connu sous le nom de trouble de personnalité multiple, de nombreuses œuvres de la littérature ou du cinéma en parlent, cependant ils ne suivent pas la conception retenue en psychiatrie. Ils entretiennent la confusion entre le TDI et la Schizophrénie.


La validité du TDI à souvent été remis en cause. Pour certains spécialistes ce ne serait qu'un amalgame des différentes pathologies. Mais pour d'autres c'est une pathologie à part entière.


Dans les faits le TDI n'a pas l'ai bien compliqué à vivre, cependant si nous écoutons le témoignage d'un individu atteint de cette pathologie, la vie n'est pas aussi facile qu'elle n'y parait.

"Au quotidien c'est compliqué à vivre, souvent mes alters fronts à cause de triggers qui surviennent n'importe quand. Il m'arrive de ne pas pouvoir revenir pendant un moment et de perdre tout ce qu'il s'est passé au cours du temps d'absence. Lorsque je suis en cours et que pour une raison x je me retrouve à switch c'est encore plus compliqué, mes alters ne sont pas tous aptes à suivre les cours que je suis et sont rapidement perdu, ce qui cause au fil du temps un gros décalage au niveau scolaire. Pour le quotidien, mise à part de grosses migraine et de grosses absences je ne suis pas trop dérangé, mais cela peut encore changer dans le futur. Du point de vue sociabilisation je ne m'en sors pas si mal, les personnes proches de moi sont au courant et s'y sont habitués, quand aux autres c'est à peine s'ils le remarquent, les alters de mon système sont pour la plus part très aptes à me copier et agir comme je le ferais au quotidien pour maintenir l'illusion.

Malgré ces avantages dont je dispose ce n'est pas toujours facile."



LEXIQUE DU TDI :

Alter : Alter est l’autre terme utilisé pour désigner les identités de la personne multiple (voir plus bas). Le mot alter vient de « identités alternantes » et n’a rien à voir avec le terme « alter ego » (qui signifie un autre soi (une autre version de soi), et pas une identité à part entière). Chaque alter a sa personnalité, son système de pensées, ses souvenirs, etc.

Système (ou (personne) multiple) : Le système est l’ensemble des alters. Autrement dit, c’est le terme utilisé pour désigner une personne atteinte de TDI (ou d’ATDS, j’en parlerai dans un autre article). L’autre terme courant est multiple (ou personne multiple).

Hôte : L’hôte désigne, en théorie, l’alter qui est le plus souvent au contrôle. Je dis en théorie car en fait, c’est surtout quand tout va bien (parce que quand ça va pas, c’est souvent un.e autre alter qui est au contrôle). C’est une sorte d’identité « de base ». D’ailleurs, il s’agit généralement de l’alter qui représente « la personne entière » connu.e de l’entourage du système. On dit souvent qu’il y a « l’hôte et les alters » mais c’est une affirmation erronée car l’hôte est un.e alter comme les autres (eh oui, pas de privilèges) qui a seulement une fonction particulière. Il peut y avoir deux hôtes ou un.e hôte secondaire au sein du système et il peut aussi ne plus y avoir d’hôte.

Front(ing) : Un.e alter qui « front » est tout simplement un.e alter qui est au contrôle du corps. Front a plusieurs variantes, comme fronting, fronter (si si c’est un verbe, on l’a décidé). Nous, on aime dire « être devant ». En principe, n’importe quel.le alter peut fronter, c’est-à-dire être au contrôle, même si ça peut dépendre de sa volonté ou de celle des autres alters (notamment s’il y a un.e alter « gatekeeper », un.e alter qui a la capacité de permettre ou d’empêcher les autres de fronter).

Switch(er) : Le switch, c’est le changement d’alter au front. Donc switcher, c’est quand un.e alter laisse sa place (ou se fait prendre la place, ça arrive aussi) à un.e autre alter pour lui permettre de prendre le contrôle du corps.

Un switch peut être plus ou moins long en fonction de différents facteurs, notamment la volonté de l’alter actuellement au front et celle de l’alter qui veut fronter, l’état émotionnel de chacun.e, la présence d’un.e alter « gatekeeper », l’habitude, etc…

Coconscience (ou co-front) : La coconscience, c’est quand deux alters ou plus sont conscient.e.s en même temps. T’as pas compris ? C’est normal, laisse-moi t’expliquer. Supposons que toustes les alters sont « endormi.e.s » dans l’inconscient sauf l’alter qui front. Jusque-là, ok. Eh bien, il arrive (et c’est très courant), qu’un.e alter soit également conscient.e (donc pas dans l’inconscient) même en ne frontant pas. Quand ça arrive, l’alter qui front peut généralement entendre l’alter qui est en coconscience avec ellui. Comme si un.e alter était devant et l’autre juste derrière. Et autant te dire que quand on est trois ou quatre en coconscience (et ça arrive souvent que toustes les alters soient en coconscience), ça fait un sacré brouhaha dans la tête (t’as juste à gérer trois ou quatre courants de pensées simultanés, easy). C’est encore plus fréquent pour l’hôte d’être en coconscience avec d’autres alters.

Innerworld (ou innerspace) (ou headspace) : L’innerworld désigne l’inconscient au départ. C’est « l’endroit » où les alters sont quand iels ne frontent pas.

Certain.e.s multiples ont un monde intérieur (innerworld) « matéralisé », volontairement ou non, ce qui permet aux alters de vivre dans l’inconscient. L’aménagement du headspace est différent pour chaque système, certain.e.s préfèrent un château, d’autres une île, d’autres une ville classique avec des habitations, d’autres une simple table de discussion, bref, c’est au choix et aux possibilités de chacun.e et de ses alters.

Il est très courant que l’innerworld ne soit également qu’une zone toute noire (parfois appelée « black mind »). Tout dépend vraiment d’une personne à l’autre.

Dissociation : dépersonnalisation et déréalisation : Dissocier, c’est en quelques sortes être « déconnecté.e » de l’ici et maintenant. C’est un terme plus vaste qui sera développé dans d’autres articles. La dépersonnalisation, c’est l’impression d’être détaché.e de son corps, de son esprit ou de ses sentiments. En gros, c’est comme observer sa vie ou ses réactions de l’extérieur. La déréalisation, c’est l’impression d’être détaché.e de son environnement, des personnes, des objets, etc… comme si tout était plus ou moins irréel.


source : santémagazine ; observatoire santé ; psychologues ; psychorama (sur youtube) ; témoignage anonyme


❌ Cet article n'a pas encore été lu et validé par MediaJehan


1 commentaire


MediaJehan
MediaJehan
04 oct. 2022

Article intéressant mais la rédac' te conseille de faire plus court et moins de copier-coller pour rendre ton texte plus accessible aux ados. N'oublie pas de rajouter une image et de paramétrer ton post avant de le publier.😉

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